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Entrée du camp de Voves. Date inconnue,
probablement après mars 1943.
© Musée de la Résistance Nationale,
Champigny, fonds de l’Amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt.
Le camp de Voves, vue sur les bâtiments
de la direction ©(Archives Départementales
d’Eure et Loir(106W 2) et collection Comité
du souvenir du camp de Voves.
Le camp de Voves vue du haut du mirador. ©collection Comité
du souvenir du camp de Voves.
L’entrée du camp de Voves en Avril 1943
(collection Rolland SERAZIN/ fils de Frédo SERAZIN)

Camp de concentration, Centre de séjour surveillé:

Un site historique à visiter

Aménagé en 1939 pour accueillir un centre d’instruction de la DCA (défense antiaérienne), le camp  est utilisé en 1940 et 1941 par l’armée allemande pour le regroupement de prisonniers de guerre français.

A la fin de 1941, les autorités françaises cherchent à déplacer le camp d’Aincourt (département du Val-d’Oise) où sont internés depuis octobre 1940 des militants communistes de la région parisienne.
C’est dans cet optique que l’armée d’occupation allemande accepte de restituer à l’administration française le camp de Voves.

Un camp  de concentration sur le territoire français gardé par des Français (gendarmes) aux ordres de Vichy.

Le 5 janvier 1942, un premier groupe d’internés arrive d’Aincourt à Voves pour remettre les lieux en état.

Durant les mois d’avril et de mai 1942, des arrivées massives marquent le début du fonctionnement réel du camp. Les premiers internés viennent non seulement du camp d’Aincourt mais aussi de ceux de Gaillon, dans l’Eure, et de Châteaubriant, en Loire-Atlantique. D’autres transferts suivront, notamment en provenance des camps de Rouillé, dans la Vienne, d’Ecrouves, en Meurthe-et-Moselle, et de Pithiviers, dans le Loiret.

La grande majorité des internés est constituée de « politiques », principalement des militants communistes, mais quelques-uns sont, pour reprendre le vocabulaire de l’époque, des « indésirables », essentiellement des étrangers, et des « droit commun », trafiquants du marché noir ou repris de justice.

L’histoire du camp est marquée par l’importance du rôle joué par la direction politique communiste, bien sûr clandestine. Dans le but de former des cadres politiques et militaires pour la Résistance, elle crée une véritable université et organise des représentations théâtrales et des compétitions sportives, De façon plus dramatique, les prélèvements d’otages et les transferts d’internés vers les camps de concentration d’Auschwitz et de Mauthausen ainsi que plusieurs évasions spectaculaires ont également marqué l’histoire ce camp.
 La grande évasion.
Dans la nuit du 5 au 6 mai 1944, quarante-deux internés s’évadent par un tunnel de cent quarante-huit mètres de long, creusé à partir de la baraque des douches et qui descend à deux mètres de profondeur pour passer sous la clôture du camp.

La liquidation du camp:

Un détachement de SS  remplace les gendarmes et prend alors le contrôle du camp le  9 mai 1944.  les 407  internés restants sont alors  dirigés sur Compiègne, puis, 405 d’entres eux  sont déportés au camp de Neuengamme, près de Hambourg.